Julio et Roberta González dans « De Miró a Barceló. Un siglo de arte español », Centre Pompidou Málaga, jusqu’au 1er novembre 2021

Julio et Roberta González sont représentés dans l’exposition actuelle du Centre Pompidou Málaga qui retrace un siècle d’art espagnol, de Joan Miró à Miquel Barceló. Cette exposition, inaugurée le 13 mars 2020, et prévue jusqu’au 1 novembre 2021, montre la place primordiale occupée par des artistes espagnols dans le développement de divers courants avant-gardistes, comme le cubisme, le surréalisme ou l’abstraction, et comment des artistes contemporains comme Barceló, Cristina Iglesias and La Ribot, poursuivent ces pratiques innovantes aujourd’hui.

Mise en valeur avec huit œuvres, l’exposition illustre la place primordiale de Julio González parmi les précurseurs de la modernité espagnole. Parmi les sculptures exposées figurent Don Quichotte (1930), La chevelure (1934) et Le Rêve, Le Baiser (1934), des œuvres qui témoignent de sa technique révolutionnaire qui consiste à « dessiner dans l’espace » avec le fer, et à intégrer l’espace comme partie intégrante de l’œuvre, grâce à l’utilisation de sa technique inédite de la soudure autogène. Au delà des innovations techniques, des œuvres comme La Petite faucille (1937) ou Petite Montserrat effrayée (1942) reflètent son engagement antifasciste à partir de la guerre d’Espagne, qu’il poursuit pendant la Deuxième Guerre Mondiale, et qu’il déploie dans une variété de styles et de supports.

Ces oeuvres de Julio González s’accompagnent aussi d’une peinture réalisée par sa fille Roberta González, artiste elle-aussi, intitulée Nu mélancolique (1950). Cette oeuvre est emblématique du style de Roberta González dans l’après-guerre. Fortement affectée par les épreuves des années de conflit, y compris le décès de son père bien aimé, son sujet de prédilection est à cette époque, les femmes pensives et nostalgiques à la palette réduite et sombre, comme celle de ce tableau. Ces peintures constituent une étape importante dans son chemin vers son propre langage artistique, qu’elle développera au fil des années 1950 et 1960. 

Roberta González, Nu mélancolique (1950), actuellement au Centre Pompidou Málaga